mythologique

Noeud Gordien

Au 12ème siècle , il désigne un enlacement serré de fils, puis un ornement vestimentaire.

Le terme "noeud" entretient un rapport symbolique avec le double concept de "la délivrance et du lien". Son premier sens est de désigner l'union et la fidélité mais aussi le bannissement. La résolution du noeud et le signe de la libération de certaines forces.

Noeuds1

Le "noeud gordien" est le plus fameux. Gordos (Gordias/us), roi légendaire de Phryie, avait attaché son chariot dans le temple de Zeus au moyen d'un joug pour les bêtes de trait. La tradition promettait la domination de l'Asie à celui qui parviendrait à défaire ce noeud. Ce fut Alexandre le Grand qui le rompit de son épée lor de l'hiver 334/333 avant J-C.

"Rompre le noeud gordien"devient une expression proverbiale pour désigner une solution inattendue et violente à un problème jusqu'alors réputé insoluble. Il signifie également "résoudre un problème avec détermination". L'expression apparaît pour la première fois sous la plume de Ronsard en 1552, puis devient courante dès le 17ème siècle.

Le terme "noeud" aura une fortune moins noble dans les expressions suivantes :

"filer son noeud" signifie : s'en aller, partir, mourir ;

"avoir le noeud dans la gorge" : ne pas pouvoir supporter quelque chose ;

"faire un noeud à son mouchoir" : désigne un pense-bête.

Certaines expressions argotiques et injurieuses : "mords-moi-le-noeud", "tête de noeud" sont attestées dès le début du 19ème siècle

Pierre d'achoppement

L'expression est attestée en 1662, il s'agit de la version moderne de "pierre de choppement" effective depuis 1535.

Ce syntagme signifie : "une difficulté, un obstacle". Il peut revêtir un sens religieux : "occasion de péché"

Etymologiquement issu du latin "petra", désignant "le rocher, le roc". La racine première serait grecque et désignait le rocher qui "sert à guetter les navigateurs". Le terme est employé pour la construction (11ème siècle), la tombe (13ème siècle), le joyau (14ème siècle). On le découvre également dès le 12ème siècle dans le jargon médical pour désigner les calculs.

Le terme "pierre"s'est implanté dans les langues romanes grâce à son emploi biblique, dans les Evangiles. Dès le 10ème siècle, il désigne une matière brute, et représente une arme dans le contexte particulier de la lapidation. D'où les expressions : "jeter la pierre à quelqu'un" (1690), "faire d'une pierre deux coups" (1570).

En raison des qualités particulières de certaines pierres, le mot entre dans un certain nombre d'expressions avec l'utilisation des prépositions "de/à" :

"pierre de touche", désigne ce qui permet de juger, d'apprécier ;

"être de pierre", désigne l'impassibilité absolue ; (être une pierre brute)

"la pierre angulaire", désigne l'élément qui articule et structure un ensemble ;

"être malheureux comme la pierre", "geler à pierre fendre", "apporter sa pierre", "tailler sa pierre"

"La Pierre Phiolosophale".....

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